« L'écriture est un jeu auquel seules les âmes sensibles peuvent s'adonner. »

« L'écriture est un jeu auquel seules les âmes sensibles peuvent s'adonner. »
Une envie impensable, un extrait inavouable, une sensation incompréhensible,
Comment un auteur fait-il pour écrire sans relâche, jusqu'au bout de l'espoir ?
Lire et apprendre, c'est le début de la connaissance, comprendre une chose et le montrer à l'autre.
Oublier tout autour et se confronter à l'inconnu, pour avancer toujours plus loin.
Même un chemin semé d'embûches referme un trésor.

Le découvrir à travers moi, mon histoire est le début de l'obsession,
Celle de connaitre ma vie, moi même, une fois de plus.



BLOG PERSO . ........................................................... BLOG PHOTOS .

# Posté le lundi 02 juin 2008 12:49

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 12:23

« Hier encore, j'étais vivante. »

« Hier encore, j'étais vivante. »
Comment savoir que notre âme a quitté notre corps ?

« Lettre à moi-même, juste pour alléger ma peine.


Il était tard, deux heures du matin il me semble, je marchais dans la rue, rentrant chez moi tranquillement, lorsque j'ai brusquement entendu un bruit, mais quand je me suis retournée il n'y avait rien, personne. La rue était très bien éclairée et il n'y avait nulle part où se cacher, s'il y avait eu quelqu'un ou quelque chose je l'aurai donc remarqué. Toujours étant que quelques minutes plus tard le bruit a retenti à nouveau, un bruit de pas qui me glaçait le sang, et pourtant toujours rien. Toutes les deux minutes ça recommençait, puis après un quart d'heure de marche il ne se fit plus remarquer. Une fois rentré chez moi, dix minutes plus tard, je suis partie me coucher. Je me suis très vite endormie, emporté par la fatigue de la soirée que je venais de passer. Aucun rêve n'était venu me troubler, mais après quelques heures de sommeil le bruit du pas revint à nouveau. Je me réveillai d'un sur saut et puis plus rien. Mon esprit semblait devenir lourd, mon corps se faisait de plus en plus froid. Je ne sentais plus rien, je ne pouvais plus bouger. Peu de temps après cette douloureuse sensation je me suis vue. J'étais là, allongée dans mon lit, rien ne laissa présager ce qui s'était passé ni ce qui allait se passer, à part peut être ce son qui retentissait encore quelque peu dans ma tête. Comment j'en suis arrivée là ? Pourquoi aujourd'hui ? Je suis encore trop jeune pour atteindre ce moment, j'ai encore tellement de chose à faire, tellement d'efforts à accomplir. Je ne comprends pas exactement ce qui m'est arrivé. Je sais que je suis morte, sinon je n'aurai pu me voir de haut, mais comment ai-je pu mourir ? Etait-ce en rapport avec ces pas ? Peu importe, je suis morte et plus rien ne pourra changer cela, je vais simplement errer ici en attendant de partir de cette Terre, en attendant de découvrir qui m'a tuer, pourquoi et comment.
Sur ce, je m'arrête d'écrire, personne ne lira cette lettre, je ne suis qu'un fantôme, une âme en peine et je m'en vais espérer trouver une réponse à mes questions.

Samedi quatorze juin deux milles huit ; Dix heures du matin. »

Trois heures après l'écriture de cette lettre un homme entra dans la pièce, il remarqua un papier sur le bureau, le pris et entreprit alors sa lecture.
Il n'en croyait pas ses yeux, comment cela pouvait il être vrai ?
Comment une personne morte pouvait elle écrire ? Et qui était cette personne ?
Sur ces questions l'homme senti une légère fraîcheur entrer dans la pièce, était-ce cette fille ? Des bruits de pas se firent entendre, mais rien ni personne n'était perçu par cet homme. Mais elle, elle le voyait, il était grand, brun, les yeux remplis de noir, ses bras et ses mains étaient lacérées et était vêtu de noir. Après cette apparition cet individu empoigna le cou de l'autre homme et l'étrangla. Elle savait enfin comment elle était morte, mais ne savais pas pourquoi. L'homme la rejoint alors, de la même façon qu'elle avait quitté son corps, tandis que l'individu partait. L'homme ne savait pas ce qu'il s'était passé, mais elle lui raconta tout, exactement tout. Les jours suivant, l'individu recommença encore et encore, les personnes mortes voulant des réponse au pourquoi de ce geste se faisaient de plus en plus nombreuses. Puis un jour elle comprit enfin, elle alla alerter les autres, puis ils ont tous disparus.

Les uns comme les autres, ils n'avaient plus de c½ur.

# Posté le mardi 03 juin 2008 07:23

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:55

« Je t'attendrai jusqu'à la fin, jusqu'à ce que toi et moi ne pourrons plus être loin. »

« Je t'attendrai jusqu'à la fin, jusqu'à ce que toi et moi ne pourrons plus être loin. »
Je ne pensai pas que je pourrai dire ça un jour, mais aujourd'hui tout est réel. Je t'ai enfin rencontré, le premier pour lequel mon c½ur bat si fort, le seul et l'unique ... Être fan relève du défi, je l'ai relevé, et le relève encore plus aujourd'hui étant donné l'amour qui me lie à toi. Comment pouvez vous comprendre ce que je ressens pour cet homme, cette personne qui fait que mon visage s'illumine dès que je pense à elle. Peu importe, son histoire s'est accrochée à la mienne depuis le premier jour où l'on s'est rencontrés, ce jour là fut le plus beau et le plus douloureux de ma vie. Mais comment puis-je décrire cette journée ?

C'était pendant les vacances d'été, avec Alexane nous sommes parties faire un tour à Paris, quand nous avons décidé je ne sais pour quelle raison de rentrer dans un de ces hôtels où nous ne pouvons pas rentrer sans avoir de l'argent dans le porte-monnaie, c'était l'un des hôtels où ils avaient séjourné pendant une de leur tournée en France. Toujours est-il que nous avons pu rentrer et sans aucun problème, à l'accueil nous avons demandé s'il existait une chambre numéro 483, on nous a directement accompagné jusqu'à la porte de cette chambre, puis nous avons été abandonné par le groom dans ce si long couloir. Une minute après son départ la porte s'ouvre, nous n'en avons pas cru nos yeux, c'était l'un d'eux, le chanteur plus précisément, comment pouvait il être ici alors que nous pensions qu'ils étaient tous en Allemagne ? Lui aussi fut fort surpris de nous voir là, devant sa porte, sans bouger. Mais il entreprit quand même la conversation en nous faisant entrer gentiment dans sa chambre. On s'installa alors sur l'un des fauteuils que la chambre renfermait. Il nous parlait mais je ne comprenais pas grand-chose, alors qu'Alexane lui répondait, je pensai : Mais qu'est ce que je fais là ? Il s'est brusquement arrêté, s'approche de moi, me tend un verre d'eau et me demande si je vais bien, je lui ai alors répondu que oui, que je me demandai simplement pourquoi j'était ici, pourquoi lui aussi et où était le reste de la bande. Il m'a à son tour répondu qu'ils arriveraient dans quelques instants. Sur ces mots quelqu'un frappa alors porte, Bill alla ouvrir puis Georg et Gustav rentrèrent dans la pièce. Celui que j'attendais n'était toujours pas là. Tout deux nous ont dit bonjour et quelqu'un frappa encore à la porte, et comme d'instinct je suis partie ouvrir, mais je n'aurai sûrement pas du. Il était là devant moi, je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire, je lui bloquai le passage, et tout est devenu flou, je ne savais plus où j'était, plus rien, et là je suis tombée, mais il m'a rattrapé d'une main ferme puis me pris dans ses bras. Pour la première fois depuis trop longtemps je me sentais bien, j'était à l'aise comme s'il n'y avait plus rien autour juste lui et moi. Je l'ai regardé, il avait l'air inquiet, pourtant il ne me connaissait pas, j'étais pour lui qu'une inconnue de plus dans une chambre d'hôtel. Mais il restait là, il m'a ensuite allongé sur le lit qui trônait au centre de la pièce et s'est assis à mes côtés me serrant fort la main comme si j'allais m'enfuir. Après une à deux heures de repos avec lui je me suis relevé et on a pu tous partir faire un tour en voiture, on ne se connaissait que depuis quelques heures et pourtant. Nous avons discuté tous ensemble, on a même pu faire certaines boutiques sans être dérangés. Le soir venu nous étions tous heureux de notre journée, Alexane avait pu bien discuter avec Bill et moi avec Gustav et Georg, mais Tom il n'y avait pas eu grand-chose, quelques regards complices mais je n'avais pas envie de me faire de film la journée s'en était chargé à ma place. Au moment où elle et moi allions partir, après avoir dis au revoir à tout le monde il me pris par le bras et m'emmena à l'écart. Là il me demanda mon numéro de téléphone et mon adresse mail, après tout ça il me laissa partir comme s'il ne s'était rien passé cette journée là comme si on ne s'était jamais vu. Nous sommes monté dans un taxi que Georg avait commandé pour nous, au moment où j'allai fermer la porte j'ai entendu quelqu'un crier, mais j'ai quand même fermé pensant que ce n'était pas pour nous. Une fois que le taxi a commencé à partir nous avons réentendu la personne crier, nous nous sommes alors retourné et là, Tom, il courrait après le taxi, nous l'avons alors arrêté, je suis descendu et là, il m'a pris dans ses bras, il m'a serré si fort que j'en étouffai mais peu importe j'était tellement bien, je ne voulais pas partir, ne plus jamais le quitter, c'était beaucoup trop dure, mais pour lui comme pour moi il ne valait mieux pas que l'on s'attache l'un à l'autre même si tout était déjà fait.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:36

Modifié le mercredi 04 juin 2008 14:37

« Une seconde ne suffit pas. »

«  Une seconde ne suffit pas.  »
Je suis sortie de cours, il était dix heures et demi du matin, mon téléphone s'est mis à vibrer dans ma poche, lorsque j'ai vu que ton nom s'afficher j'était vraiment heureuse, mais je me suis quand même posé des questions, pourquoi m'appelais tu à ce moment de la journée ? J'ai décroché, ce n'était pas ta voix, c'était un homme.
- Cécilie ?
Pourquoi était-ce ton père qui m'appelait de ton portable ?
- Oui ?
La crainte pouvait se ressentir dans ma voix. Ton père avait la voix tremblante, je ne m'expliquais rien tout ceci.
- Elle, quelqu'un peut t'emmener à l'hôpital ?
- Que lui est t'il arrivé ?
- Un accident de voiture, mais dis moi si quelqu'un peut, sinon je viens te chercher je t'expliquerai de tout en chemin.
- Personne ne peut, ma mère est au travail.
- Très bien alors attend moi j'arrive.
Après une heure il est arrivé, je ne pleurai toujours pas mais j'avais plus que peur à ton sujet. Nous sommes enfin arrivé, aucun mot n'avait été échangé pendant le trajet, on nous a conduit jusqu'à ta chambre. Tu étais là, allongée sur ce lit blanc, les plaies sur ton visage, je ne saurai décrire la peine que j'ai eue en te voyant. Tu étais si belle auparavant, je ne m'imaginais pas que cette personne pouvait être toi. J'en tremblais, puis je me suis mise à suffoquer, tes parents m'ont assise sur une chaise mais je ne pouvais aller mieux tant que toi tu n'irais pas mieux. Nous sommes resté là à te regarder pendant toute une nuit, je n'avais rien bu ni mangé, je ne pouvais pas. La machine s'est mise à sonné, les médecins sont arrivés, ils nous ont fait sortir de la chambre, je ne pouvais pas, je hurlai tant qu'on ne me lâcha pas, et au moment où tout était fini ils n'avaient plus de force pour me retenir, j'ai accouru à ton lit, je t'ai pris la main, te l'ai serré si fort que tu as du le sentir même si tout était déjà trop tard. Je ne pouvais pas me résoudre, ça ne pouvait pas être possible.
- TU ME L'AVAIS PROMIS !!
Là je me suis mise à pleurer, tu m'avais laissé. Je sentais déjà le goût du sang dans ma bouche, comment ne pas faire autrement ? Comme on se l'était promis on mourrai ensemble, alors ensemble jusqu'au bout j'ai mis fin à mes jours quelques minutes plus tard à tes côtés. Main dans la main jusqu'à l'éternité.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 12:31

Modifié le vendredi 06 juin 2008 16:03

« Apprends moi à ne pas souffrir sans toi. »

«  Apprends moi à ne pas souffrir sans toi.  »
Il était tout pour moi, absolument tout. Ce n'était pas de l'amitié, loin de là. C'était bel et bien de l'amour, mais pas comme deux personnes qui s'aiment passionnément, comme deux personnes s'aimant pour la vie. Nous n'étions pas ensemble, oh non ! Jamais nous n'aurions pu l'être d'ailleurs, nous ne voulions pas non plus. Nous étions tout simplement comme frère et s½ur, unis pour la vie comme par les liens du sang. Je dis « comme » car nous n'étions pas frère et s½ur, nos parents ne s'appréciaient pas du tout. Mais nous étions plus que les meilleurs amis du monde. Comment décrire un amour si fort et si incertain à la fois ? En vous racontant notre histoire. Il avait seize ans je n'en avais que douze et pourtant il ne se passait pas un seul instant sans que nous soyons ensemble, collés l'un à l'autre. Le matin pour partir à l'école du village, qui servait de collège et de lycée pour tout élève n'étant pas énormément ambitieux ou dont les parents n'avaient pas les moyens de le faire aller dans une école prestigieuse, il venait me chercher à la porte de chez moi, mes parents l'aimait bien car il m'avait apporté beaucoup, mais je vous raconterai cela plus tard, une fois sortie du sentier qui menait jusqu'à ma maison il me prenait la main, pour me rassurer sans doute. Nous faisions toujours le trajet main dans la main jusqu'à l'école, et c'est bien le seul moment de la journée où l'on ne parlait pas. Quand nous arrivions à notre petite école il me lâchait la main puis nous partions dire bonjour à nos amis respectifs pour ensuite se retrouver avant que la cloche ne sonne. Les cours se passaient tout seul dans l'attente de le retrouver, sa classe était en face de la mienne et nous étions tout deux placés à la fenêtre ce qui fait que nous pouvions nous voir même lorsque nous travaillions, ça me motivait je doit le dire, car ça me poussait à lui montrer que je pouvais y arriver sans lui, mais ce n'était qu'une façade... Les cours terminés nous repartions ensemble pour aller se réfugier dans notre petit coin secret, c'était un magnifique lac en plein milieu de la forêt qui se trouvait au bord d'une grande route que nos parents nous avaient interdit d'approcher, mais comme tout enfant normalement constitué, nous désobéissions à tout ce qui semblait dangereux aux yeux de nos parents. Enfin, cet endroit était tout simplement magique, il semblait que le temps s'arrêtait à chaque fois que nous y étions, les rayons du soleil se reflétaient dans l'eau du lac, l'herbe autour était verte et douce, le vent dans les arbres jouait une musique qui donnait envie de danser jusqu'à la fin de nos jours. Nous passions notre après midi en cet endroit, nous nous amusions pendant deux heures puis nous nous arrêtions une petite heure le temps qu'il m'aide à faire mes devoirs. Après s'être baignés puis séchés il me ramenait chez moi et jamais nous ne dévoilions ce que nous avions fait avant de rentrer des cours. Tout les jours se passaient de cette manière, c'était plutôt monotone mais cela nous convenait, nous étions heureux et c'est tout ce qui comptait. Mais un jour malheureusement tout a basculé. Il pleuvait ce matin, je finissais de me préparer tranquillement dans ma chambre en attendant qu'il arrive tout en sachant au plus profond de moi qu'il ne viendrait pas cette fois. Ma mère est venue me chercher puis m'a emmené elle-même à l'école, une fois arrivé là bas je suis partie le rejoindre à la grille en me jetant dans ses bras. Il m'a serré si fort, puis m'a relevé le visage. Me voyant pleurer il m'a prise par la main pour me mettre à l'écart. Il a séché mes larmes et m'a prononcé ces mots : « Ne pleure pas, ne t'en fait pas, je serai toujours là. » Le mot « toujours » me paraissait inapproprié puis je l'ai vu me sourire, il avait le visage radieux puis il m'a promis qu'après les cours nous retournerons comme à notre habitude à notre lac et qu'il m'apprendrait une ou deux choses. Nous sommes alors retourné devant l'école puis à la fin de la journée il m'a une fois de plus amené au lac. Arrivée là bas j'ai envoyé valser mon sac comme nous le faisions à chaque fois, j'ai vite enlevé mes chaussure puis ai couru pieds nus dans l'herbe encore humide. Lui ne bougeait pas, il s'était assis et me regardait tourné en rond les cheveux aux vent. Puis coupant tout autour de nous il se leva, s'approcha de moi le regardant avec à la fois émerveillement et inquiétude. Il me pris les bras, s'agenouilla, me regarda dans les yeux et me dis : « Je vais devoir partir loin d'ici, et je sais que tu l'as senti, ce matin mon père n'a pas voulu que je retourne te chercher parce qu'il sait que si je continu j'aurai beaucoup de mal à me séparer de toi-même si ce sera déjà énormément difficile à faire. Je t'ai promis de t'apprendre une ou deux choses avant mon départ alors que veux tu que je t'apprenne ? » Je ne semblait pas arriver à comprendre ce qu'il venait de me dire, alors je lui ai demandé qu'on rentre chez nous et que j'y réfléchirai ce soir pour qu'il m'apprenne ce que je veux le lendemain. Il me ramena alors puis la nuit passa, le lendemain matin même chose c'est ma mère qui m'amena à l'école. Les cours ont suivi et enfin le moment tant attendu était arrivé, nous étions au bord du lac, assis tout les deux, sans un mot depuis le début de la journée, je me suis retournée vers lui, il me regardait attendant que je lui dévoile ce que je voulais de lui : « Apprends moi à ne pas souffrir sans toi. » Sur mes mots il se mit à pleurer, première fois que je le voyait comme ça, je ne comprenais donc pas pourquoi il se mettait à pleurer. Il pris ma tête dans ses mains essayant tant bien que mal de ne pas continuer de pleurer et me promis de le faire pendant la journée qu'il nous restait. Une journée, cela semblait si peu, mais on du se résoudre et il le fit, pendant toute une journée il ne fit qu'essayer de m'endurcir, mais il était là, alors tout semblait simple. Le lendemain matin dès sept heure j'ai couru jusqu'à chez lui, les camions de déménagement étaient déjà là, et son père était à le porte, il me vit arrivé et voulu me faire repartir instantanément. Mais Lucas est arrivé, le grand frère de vingt ans, il demanda à son père de me laisser rentrer vu que de toute manière son petit frère était déjà anéanti par le fait de devoir me quitter. J'ai donc pu entrer et l'ai vu, là, sur son lit, Lucas a frappé à sa porte pour qu'il sache que quelqu'un était là, il se retourna puis accouru à moi en me voyant, il me pris dans ses bras, me souleva du sol, me porta jusqu'à son lit, puis m'a assis sur celui-ci. On restait là, l'un à côté de l'autre, ma main dans la sienne. Puis l'heure du départ a sonné, il se leva, on descendit tout deux retrouver ses parents et son frère. Il me laissa aux bras de ce dernier, puis monta dans la voiture. Sa mère était déjà à l'intérieur, les camions étaient déjà partis, son père ferma la porte de son fils, monta dans la voiture, ferma sa porte, enclencha la clef puis démarra la voiture. Elle commença à avancer et moi à crier : « Non ! Ne part pas ! Ne me laisse pas ! Tu ne m'as pas encore tout appris ! Je ne sais pas encore comment faire ! Reste ! » Mais la voiture était déjà loin à mon dernier mot. Son frère avait du me retenir pendant ce temps, mais à la fin je lui ai mordu le bras, d'ailleurs il s'en souvient encore... Peu importe, les premiers jours furent vraiment durs, puis j'ai commencé à faire comme il me l'avait appris, j'ai tout caché, dissimulé, mais jamais je ne suis retourné au lac, me persuadant que tout avait brûlé le jour où il était parti. Quelques années plus tard me voilà je n'ai plus douze ans comme vous vous doutez certainement, mais j'ai vingt ans, ce qui veut dire qu'aujourd'hui même il a vingt quatre ans. Je dis aujourd'hui même car nous sommes nés le même jour et c'est ce jour que j'ai décidé d'écrire cette histoire. Pourquoi ai-je écrit cela ? Tout simplement pour vous dire que je n'ai jamais pu me résoudre à l'oublier, j'ai toujours souffert de son départ, aujourd'hui ça va bien mieux, et vous voulez que je vous dise pourquoi ? Parce que j'ai trouvé l'homme de ma vie, il est grand, fort, beau, il s'appelle Jeremy et il a quatre ans de plus que mois, tout comme le garçon dont je vous parlai dans mon histoire. Est-ce une coïncidence ? Non, ce n'en est pas une, ce Jeremy est le garçon de l'histoire. Oui, nous étions comme frère et s½ur, mais le destin en a décidé autrement. Vous pensez vraiment qu'un frère prendrait sa s½ur par la main à chaque instant alors qu'ils ont quatre années d'écart ? Je ne pense pas qu'un frère de seize ans serait aussi anéanti par le fait de quitter sa petite s½ur de douze ans sachant qu'il la reverrait un jour ou l'autre. En bref, quand nous nous sommes revus il y a deux ans nous nous sommes jetés dans les bras l'un de l'autre, nous nous sommes regardés, puis nous nous sommes embrassés.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:37